La catégorie ouverte correspond aux opérations de drone considérées comme présentant un faible niveau de risque dans le cadre de la réglementation européenne. Elle permet de réaliser des vols à vue sans autorisation opérationnelle préalable, sous réserve du respect de plusieurs limitations techniques et réglementaires.
La catégorie ouverte est divisée en trois sous-catégories : A1, A2 et A3. Celles-ci définissent les conditions de vol autorisées en fonction du niveau de risque, de la proximité des tiers et de la classe du drone utilisé.
La sous-catégorie A1 concerne principalement les drones de classes C0 et C1. Elle autorise les vols à proximité des personnes tout en limitant le survol de tiers. Les drones utilisés dans cette sous-catégorie sont généralement légers et disposent de fonctions de sécurité normalisées imposées par la réglementation européenne.
La sous-catégorie A2 concerne les drones de classe C2. Elle permet d’évoluer à proximité des tiers en maintenant une distance horizontale minimale de 30 mètres, ou de 5 mètres lorsque le drone dispose d’un mode basse vitesse inférieur à 3 m/s.
La sous-catégorie A3 concerne les drones de classes C3, C4 ainsi que certains drones dits “legacy”, c’est-à-dire ne disposant pas d’un marquage CE de classe. Les opérations doivent alors être réalisées à distance des personnes et à plus de 150 mètres des zones résidentielles, industrielles, commerciales ou de divertissement.
La réglementation européenne définit plusieurs classes de drones utilisables en catégorie ouverte.
Les drones de classe C0 correspondent aux appareils de moins de 250 g. Ils doivent intégrer certaines fonctions de sécurité normalisées et permettent des opérations à très faible risque, y compris à proximité de personnes isolées.
Les drones de classe C1 correspondent aux appareils de moins de 900 g. Ils disposent également de fonctions de sécurité normalisées et permettent des opérations plus souples en environnement peuplé.
Les drones de classe C2 concernent les appareils de moins de 4 kg. Leur exploitation impose des distances minimales vis-à-vis des tiers et nécessite généralement une certification complémentaire du télépilote.
Les drones de classes C3 et C4 regroupent les appareils de moins de 25 kg destinés à évoluer dans des environnements éloignés des personnes. Les drones C4 concernent notamment certains appareils de construction artisanale ou expérimentale ne disposant pas de fonctions de sécurité normalisées.
La catégorie ouverte permet la réalisation de nombreuses opérations professionnelles à faible risque, aussi bien en zone peuplée qu’en environnement isolé.
Grâce aux évolutions réglementaires récentes, certaines opérations peuvent désormais être envisagées dans l’espace public sous réserve du respect des restrictions aériennes locales et des éventuelles procédures de notification imposées par les autorités compétentes.
La catégorie ouverte est particulièrement adaptée pour :
Pour de nombreuses missions professionnelles légères, la catégorie ouverte constitue aujourd’hui une alternative plus simple et plus flexible que la catégorie spécifique.
L’accès à la catégorie ouverte dépend du type de drone utilisé et de la sous-catégorie visée.
La certification A1/A3 est obligatoire pour la majorité des opérations réalisées avec des drones de plus de 250 g. Cette formation est accessible gratuitement sur la plateforme Alphatango et se compose d’un examen sous forme de QCM accompagné de la lecture des documents réglementaires relatifs à la catégorie ouverte.
La certification A2 est nécessaire pour exploiter pleinement les drones de classe C2 dans la sous-catégorie A2. Elle comprend un examen complémentaire ainsi qu’une auto-formation pratique ou une validation des compétences pratiques.
Ces certifications permettent au télépilote de démontrer sa compréhension des règles de sécurité, des limitations opérationnelles et de la réglementation européenne applicable aux opérations UAS.
Malgré sa souplesse, la catégorie ouverte présente plusieurs limitations importantes.
Certaines zones réglementées ou sensibles, notamment militaires, peuvent interdire ou restreindre les opérations en catégorie ouverte pour des raisons de sécurité aérienne ou de sûreté.
Les opérations réalisées avec des drones lourds en environnement peuplé nécessitent généralement de basculer vers la catégorie spécifique et d’utiliser des scénarios standards européens comme le STS-01.
De plus, toutes les opérations en hors vue, les vols à proximité immédiate de rassemblements de personnes ou les missions présentant un niveau de risque élevé relèvent de la catégorie spécifique et nécessitent des procédures réglementaires supplémentaires.
Avant chaque mission, le télépilote doit donc vérifier :
La bonne compréhension de la catégorie ouverte constitue aujourd’hui une base essentielle pour toute activité professionnelle de télépilotage de drone en Europe.